Deuxième journée de solidarité : « une piste intéressante »

Initialement évoquée par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, une deuxième journée de solidarité  (travaillée non-payée) pour financer la dépendance, a été jugée comme « une piste intéressante » par le président de la République.

deuxième journée de solidarité

JOURNÉE DE SOLIDARITÉ : RAPPEL DE CONDITIONS

Instaurée par la loi du 30 juin 2004, la journée de solidarité relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées consiste en une journée de travail supplémentaire, en principe non rémunérée pour les salariés. Elle a été instituée en vue d’améliorer le degré et la qualité de prise en charge des personnes confrontées à des situations de grande dépendance. Pour les employeurs, elle c’est une nouvelle contribution (la «contribution solidarité autonomie»), destiné à financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées.

Initialement, la loi prévoyait que faute d’accord, cette journée soit le lundi de Pentecôte. Depuis 2008, ce n’est plus le cas. La journée de solidarité peut être fixée par l’employeur un jour férié précédemment chômé autre que le 1er mai. Il lui faudra un accord d’entreprise ou de branche.

En matière de paie, dans la limite de 7 heures de travail, il n’existe  pas de rémunération supplémentaire ou de perte de salaire.

DEUXIÈME JOURNÉE DE SOLIDARITÉ NON PAYÉE

Le principe du lundi de Pentecôte travaillé pour financer l’accompagnement des personnes âgées et des handicapés vient d’être réédité par la ministre de la Santé. La piste de « deux lundis de Pentecôte travaillés » a été évoquée lors de l’invitation de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, jeudi 12 avril.

Celle-ci a été jugée comme intéressante par Emmanuel Macron, qui a déclaré que ça pourrait être une option. « C’est une piste. Est-ce que ça a bien marché la dernière fois ? Je ne suis pas contre, je pense que c’est une piste intéressante, il faut la regarder».

Cette mesure fera l’objet d’un débat sociétal, notamment avec les élus » et pourrait être proposée « d’ici la fin de l’année ».

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