Convention collective des assurances : Grille des salaires 2018

En date de 11 décembre 2017, un accord salarial a été conclu dans le cadre de la convention collective nationale du personnel des agences générales d’assurances (IDCC 2335, no brochure 3115). Celui-ci a été signé par l’organisation d’employeurs AGEA, ainsi que par les organisations syndicales de salariés CFDT BANQUES ET ASSURANCES, CFTC – SN2A, FO, UNSA et CGT. Les dispositions de l’avenant à la convention collective des assurances  sont entrées en vigueur depuis le 1er janvier 2018.

Agences générales d’assurances

CONVENTION COLLECTIVE DES ASSURANCES

La convention collective des assurances (agences générales) est destinée aux employeurs sous le code NAF 672.Z exerçant en France métropolitaine.

Cette convention règle les conditions de travail entre les sociétés d’agents généraux d’assurances, des agents généraux d’assurances sur la vie et leurs salariés.

L’ensemble du personnel concerné y trouvera des informations sur la grille des salaires applicable, la classification ainsi que des dispositions sur le 13ème mois. D’autres aspects spécifiques sont présents comme les dispositions sur le préavis de démission et en cas de licenciement, les jours fériés, les heures pour recherche d’emploi etc.

BARÈME DES SALAIRES MINIMA  ANNUELS BRUTS

Après revalorisation, le nouveau barème des salaires minima bruts à compter du 1er janvier 2018 est le suivant :

ClasseSalaires minima bruts 2017Salaires minima bruts 2018
Classe 117862 €18112 €
Classe 219138 €19406 €
Classe 320722 €21012 €
Classe 423356 €23683 €
Classe 527549 €27935 €
Classe 635930 €36433 €

SUPPRESSION DES ÉCARTS DE RÉMUNÉRATION FEMMES-HOMMES

Le deuxième article de l’accord prévoit également le rappel aux employeurs d’assurer l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes pour le même travail effectué. Au sein de chaque agence les employeurs ont l’obligation de vérifier qu’il n’existe pas des écarts de rémunération non justifiés entre les femmes et les hommes.

12 Commentaires

  1. merci de m’indiquer le mode de calcul de la prime de départ à la retraite sachant que je suis collaboratrice interne d’agence depuis le 09/05/90 et que je compte prendre ma retraite à l’âge de 62 ans soit le 01/10/2019.
    Cordialement,
    E.DEL BIANCO

    • Bonjour,

      Le montant de l’indemnité de départ volontaire à la retraite pour une personne avec une ancienneté de plus de 20 ans, comme vous, est égale à 2,5 (mois) x 1/12 de la rémunération des 12 derniers mois ou, selon la formule plus avantageuse, 2,5 x 1/3 de la rémunération des 3 derniers mois (primes ou gratifications à caractère annuel ou exceptionnel prises en compte prorata temporis).

  2. Bonjour,
    Êtes-vous sûre de la rémunération de la classe 3 passant de 20.722 € à 19.406 € comme celle de la classe 2 ?
    Je m’étonne que la rémunération baisse aussi considérablement alors que toutes les autres classes augmentent.
    Partout ailleurs, je vois que le salaire minimal est de 21.012 €.
    Cordialement.

    • Bonjour,

      Une erreur s’est effectivement glissée dans notre tableau, merci de nous l’avoir signalé. La rémunération minimale pour les salariés de la classe III est bien montée de 20722€ à 21012€ au 1er janvier 2018.

  3. Bonjour,

    J’aimerais me avoir des renseigements sur notre syndicat en tant que collaboratrice d’agent d’assurances?
    Pouvez-vous m’indiquer les démarches ou un contact?
    Cordialement
    Moro Julie

    • Bonjour,
      Malheureusement nous ne sommes pas en mesure de vous donner des renseignements précis sur ce sujet. Essayez néanmoins de vous informer sur AGEA (Fédération nationale des syndicats à agents généraux d’assurance).

  4. Bonjour,
    Je suis régie par la convention collective des assurances, pour une association bien connue en France, pouvez me dire si les tickets restaurants doivent être généralisés ou si ils ne peuvent être réservé qu’à une partie du personnel, invoquant qu’il faut être plus de 10 salariés dans un même local, nous sommes très souvent 2 salariés par entité, car cela serait un plus pour nous tous.

    Merci de votre réponse

    • Bonjour,

      Quelle que soit la nature de l’avantage considéré (donc y compris pour les tickets restaurant), les salariés doivent bénéficier d’une égalité de traitement, et que les différences existantes doivent reposer sur des critères objectifs réels et pertinents.

      Selon nous, le nombre des salariés présents dans un même local ne semble pas faire partie des raisons objectives et pertinentes. Par contre, les juges ont admis que l’employeur n’attribue des chèques-restaurant qu’aux seuls salariés dont le domicile est situé en dehors de la commune où se trouve l’entreprise (cour d’appel de Montpellier) ou encore que l’employeur module sa participation en fonction de l’éloignement domicile-lieu de travail (Cour de cass.); la différence de traitement peut être dans ces cas-là justifiée.

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